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| http://weheartit.com/entry/20912195 crier au loup des Je t’aime donner des auréoles aux lampadaires et à Montréal un peu plus de cernes |
mardi 10 janvier 2012
dans une ville fatiguée
la nuit est une femme plus belle que moi
Je danse avec
mes jambes-compas dans
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| http://weheartit.com/entry/20880853 |
les nids des
poules je
déchire mes
collants je
cache les
enseignes lumineuses
entre mes
jambes tu
ne sais plus si
c’est ouvert ou
fermé mais
compte jusqu’à
dix
nous sommes
défoncés
dans nos
nombrils on
entend la
mer
chialer et
dégueuler
c’est trop beau
trop beau
trop beau
on crie à
la nuit
prends-toi pas
pour une autre on
crie on sait que
tu es une
de ces sales
poules qui
dort dans
nos nids
je danse avec
mes jambes-compas
dans
les nids des
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| http://weheartit.com/entry/20819737 |
poules je
fais des trous
dans
la nuit
elle chiale elle
dégueule elle
s’endort sans se
démaquiller elle
se réveille les
joues rouges elle
est cernée
mais elle
est belle
comme
une star
de cinéma
vendredi 6 janvier 2012
je m'achèterai un gun
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| http://weheartit.com/entry/11368228 |
J’ai dû me pencher comme il ne fallait pas. Me plier trop, à tout. J’ai dû laisser quelque chose de trop lourd peser sur mon corps. La ville. J’ai dû faire un faux pas. Tomber dans un caniveau. Sur un plancher de bois. Dans un appart. Dans les toilettes d’un bar. J’ai dû rentrer dans un poteau de téléphone. Dans une boîte aux lettres. J’ai dû manquer une marche. Un escalier. Aller trop haut. Aller trop bas. J’ai dû faire quelque chose.
Un œuf s’est cassé dans mon ventre.
Il y avait des plantes grugées par les chats. Des rideaux transparents. Il y avait une table graffignée et des craques dans le plancher. Il y avait un grand divan. Une bibliothèque en bois. Et un clavier.
Le paysage était le même, rien de différent. Un œuf de cassé dans une douzaine d’œufs. Celui qu’on ne voit pas. Jamais. Celui qui coule dans le sac. Rien de différent. Je suis un sac. Le sac collant. Un œuf cassé. Dedans.
« Tu veux voir, regarde, c’est par là que le bébé sort, c’est surement pas grave, regarde, c’est par là que le bébé sort ». Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire au travers de ses mots.
« Est-ce que tu vas t’évanouir ? »
« non »
Un bébé pourrait sortir de là, qu’est-ce que tu veux que je dise de ça. Je suis un sac, je ne déjeune pas, je me fais régulièrement frapper par des lampadaires filants, j’ai le ventre ouvert jusqu’aux chutes Niagara, j’ai soif tout l’temps, je me râpe la gorge et les bras. Je ne vais pas m’évanouir pour ça. J’ai un œuf de cassé dans le ventre.
Elle en a ramassé un bout. Elle l’a mis dans un petit pot avec de l’eau dedans. Pour savoir si. Peut-être. Au cas où.
Je pensais aux œufs dans le vinaigre de papa. Je pensais au soleil. À la porte patio. Au plafond en stuco. À la Petite Sirène. Je pensais à l’odeur du café. Je pensais à Serge Fiori. À Michel Rivard. Aux dinosaures.
Elle comptait le temps en bébé. Tout le monde comptait le temps en bébé. Quand on vieillit, le temps-bébé se raccourcit. Ils ont peur de ça.
Quand les œufs se cassent, les bébés, c’est fini. Qu’est-ce qu’on fait du temps. On a du temps à tuer. On s’achète des guns.
Qu’est-ce qu’on fait du temps. On le lance dans les airs. On le pose sur une clôture. Sur une branche. Par terre. Sur une chaise. N’importe où.
On s’achète des guns.
Je ne me suis pas évanoui. Il y avait du sang. Je n’ai pas pleuré. Il faisait froid. Il y avait de la statique dans mes cheveux. Il y avait de la statique dans ma chemise de soie. Mes bas étaient mouillés. J’ai acheté un chandail de laine. J’ai pris l’autobus. Je suis allé travailler. J’avais une ampoule au petit orteil gauche. J’avais les oreilles gelées.
Elles m’ont dit que c’était sur que ça allait aller parce que. J’étais jeune. Et belle.
J’ai souri. Je suis polie. On a ri de la vieille qui n’était pas tellement belle. C’était méchant. Elle a ri. Elle est polie.
Si je deviens vieille, ça ce fera par téléphone. Je dirai oui allo et je prendrai un coup de vieux dans l’oreille. Ça ce répandra partout. Comme un café sur un agenda. Je me créerai des urgences. Je me sauverai des ambulances. Je ramasserai des roches. Je ferai ce qu’il ne faut pas. Je me pencherai trop. Je me plierai trop, à tout. Je laisserai toutes les choses lourdes peser sur mon corps. La ville. Je ferai des faux pas. Je me trouverai un caniveau. Je m’enfargerai dedans. Des planchers de bois. Des fois. Des apparts. Des appâts. Des toilettes de bars. Des bras. Je me plierai dans des enveloppes. Je me ferai licher. Partout. Je me viderai des chutes Niagara. Je me ferai licher les chutes Niagara. Je me cognerai la tête sur les poteaux de téléphone. Je ferai quelque chose. Tout. Je me créerai des urgences. Je skierai sur les ambulances. Le temps se comptera en gorgées. Le temps se comptera en bouteilles dans le caniveau. J’appellerai. N’importe qui. Personne. Le temps se comptera en lampadaires filants. Le temps se comptera en ce qu’il ne faut pas. Je serai vieille. Ça ce sera fait au téléphone. Je redeviendrai un bébé. Le temps ne comptera plus sur moi. Comme un café sur un agenda.
Il faudra vivre fort. Vite. Il faudra tuer le temps.
Le lancer dans les airs le poser sur une clôture le poser sur une branche sur une chaise par terre n’importe où.
Je m’achèterai un gun.
dimanche 1 janvier 2012
méduses
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jeudi 29 décembre 2011
Si tu savais ça tu te couperais les doigts
samedi 24 décembre 2011
souviens-toi
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| http://weheartit.com/entry/15129866 Quand tu lances une bale de foin dans les airs Elle te retombe dans face. |
Je pleure comme un balcon
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